6. A qui profite le crime?

1. Introduction ] 2. Objections ] 3. Services secrets ] 4. Morts suspectes ] 5. Ovnis et religion ] 5b. Fatima ] [ 6. A qui profite le crime? ] 7. L'arme du crime identifiée ] 8. Conclusion ]

o v n i s  :   l ' a r m é e   d é m a s q u é e

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6. A qui profite le crime ?

Nous tentons ici de résumer l’usage que l’armée américaine peut faire du phénomène OVNI qu’elle entretient, usage que nous avons détaillé partiellement dans la première partie de cet ouvrage au § 4 :

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Certains auteurs ont suggéré que la mise en scène du crash de Roswell en 1947 était destinée à faire croire à l’URSS que l’armée américaine venait d’entrer en possession d’une haute technologie d’origine extraterrestre.
 

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Les premiers ovnis dont on pouvait craindre qu’ils soient une nouvelle arme secrète de l’union soviétique (notamment lors de la vague de 1946 - voir deuxième partie § 16) ont pu favoriser à l’époque une majoration des crédits militaires.
 

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La menace d’une invasion d’origine extraterrestre peut aujourd’hui continuer à remplir cet objectif de majoration des crédits militaires aux Etats-Unis.
 

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Une menace extraterrestre peut aider à maintenir la paix.
 

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Un événement extraterrestre peut faire diversion dans les médias pour couvrir un autre événement embarrassant le gouvernement.
 

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Une apparition d’ovni peut aussi être mise en scène pour en faire une utilisation politique, comme ce fut le cas en 1942 à Los Angeles (voir deuxième partie § 15).
 

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La croyance aux extraterrestres peut servir de couverture lorsqu’un prototype ou un avion secret ou espion sont aperçus en vol. De même, les triplets de satellites secrets NOSS (Naval Ocean Surveillance System) ont longtemps pu être pris avantageusement pour des ovnis (voir annexe E § I).
 

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La croyance aux extraterrestres peut aussi servir de couverture lors de l’utilisation secrète d’armes " exotiques " telles que les armes à micro-ondes, les rayons laser, etc.
 

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Un Mig 21 cubain fut abattu par un " ovni " en mars 1967 [RN98 p. 33]. N’était-ce pas là un camouflage idéal pour une opération de l'armée américaine ?
 

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La croyance aux extraterrestres peut enfin servir de couverture pour des expériences de contrôle mental.
 

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La production d’ovnis est une occasion d’entraînement pour les services secrets et les services de désinformation de l’armée (voir détail ci-dessus § 2).
 

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Des expériences de guerre psychologique impliquant des ovnis et des extraterrestres peuvent permettre d’évaluer la réaction des soldats ou des civils à ce genre de manipulation, ainsi que celle des médias.
 

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Les ovnis peuvent aussi servir à tester l’efficacité de la surveillance aérienne du territoire ainsi que les réactions des observateurs radar ou visuel face à une menace inconnue.
 

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Les nombreux cas où un ovni a été observé fonçant sur un avion civil ou militaire suggèrent un test des réactions du pilote face au risque de collision (voir deuxième partie § 43). Même chose lorsque l’ovni simule un missile se dirigeant vers l’avion.
 

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Les mutilations animales attribuées aux extraterrestres peuvent servir à évaluer les retombées radioactives des centaines d'essais nucléaires effectués depuis les années 50 aux Etats-Unis (voir première partie § 6).
 

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Etc.

Si on peut trouver certaines de ces motivations choquantes, elles répondent malgré tout à une certaine logique d’État. Cependant, nourrir la croyance aux extraterrestres a d’autres conséquences :

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A force de faire croire que l’armée dissimule la vérité sur l’existence des extraterrestres, une partie non négligeable de la population américaine doute de ses gouvernants et devient de plus en plus critique : la démocratie s’en trouve fragilisée. L’idée d’un complot en faveur d’un " nouvel ordre mondial " se répand et la vague des " conspirationnistes " qui dénoncent les conspirateurs grossit. La paranoïa s’étend, ce qui maintient une situation malsaine.

En outre, la CIA inspire de moins en moins confiance aux citoyens américains alors que les services secrets ont un besoin vital de cette confiance, comme le souligne l’agent Richard Tomlinson au sujet de son pays : " Il est vital que nos agences de renseignement maintiennent la confiance et le soutien du public. Le MI5 et le MI6 dépendent tous deux de membres du public sympathisants pour effectuer leurs missions efficacement en Grande-Bretagne. " [TG98b p. 9].

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Les sectes basées sur la croyance aux extraterrestres ont plus de facilités à proliférer, les millénaristes se préparent à l’envahissement des extraterrestres, la " lunatic fringe " peut être amenée à des débordements : tout cela risque de troubler l’ordre public, surtout en cette période de transition d’un millénaire à l’autre.
 

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La croyance aux extraterrestres devait à l’origine être une arme de guerre psychologique utilisée contre un ennemi potentiel. Cette arme fut testée sur le peuple américain et c’est ainsi que la commission Robertson conclut en 1953 que le seul véritable danger lié aux extraterrestres était la crédulité des Américains, et qu’il fallait éduquer le public et démystifier le phénomène. Selon la Commission, le public risquait en effet d’être amené à cultiver " une psychologie nationale morbide dans laquelle une astucieuse propagande hostile pourrait induire un comportement hystérique et une défiance nocive vis-à-vis de l’autorité dûment constituée " [JPP00 p. 59]. Pourtant, un sondage effectué aux États-Unis et publié dans " Newsweek " peu avant la sortie du film " Independence Day " a révélé que 29% de la population pensait qu’un contact avec les extraterrestres avait été établi ! Cela peut prêter à sourire mais on peut aussi s’en inquiéter : 29% de 270 millions d’habitants, cela représente près de 80 millions d’individus victimes d’une véritable manipulation de masse.

Du fait de ces essais de manipulation, ce sont donc les Américains eux-mêmes qui se sont rendus vulnérables à une attaque ennemie qui serait maquillée en attaque extraterrestre. Mais aujourd’hui, cette crédulité est toujours cultivée et même exacerbée, comme pour faciliter la tâche de cet ennemi. L’ennemi est-il donc bien là où on l’attend, à l’extérieur du pays, ou bien est-il maintenant à l’intérieur ?

Ce sont ces 3 conséquences anormales et clairement nuisibles à l’État américain qui nous invitent à nous demander si nourrir la croyance aux extraterrestres ne sert pas plutôt aujourd’hui les intérêts d’un groupe occulte qui se serait infiltré à l’intérieur des services secrets américains. Nous étudierons cette possibilité avec toute la prudence qui s’impose pour éviter d’être nous-même contaminé par la paranoïa des conspirationnistes. Nous nous démarquerons d’ailleurs sans équivoque de ce mouvement de pensée en rappelant qu’historiquement, ce sont en général ceux qui crient à la conspiration qui sont les vrais conspirateurs : nous voulons parler en l’occurrence de John Lear et consorts (voir ci-dessus § 3), et de ceux qui les commanditent.

Pourtant, il faut bien reconnaître que les théories conspirationnistes reposent parfois sur des bases réelles, telle que la manipulation que nous dénonçons dans cet ouvrage, même si celle-ci est interprétée à tort en faveur de l’existence des extraterrestres, ainsi que la tentative de contrôle des esprits (mind control) à l’aide d’armes à micro-ondes. Certains faits d’abord dénoncés par les conspirationnistes ont même été reconnus a posteriori par le gouvernement américain. Ainsi :

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" L’armée américaine a fait des tests médicaux d’irradiation sur ses propres soldats. " (L’armée française aussi bien sûr.)
 

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" La CIA a contribué à certains trafics de drogue vers les USA afin de financer entre autres les Contras nicaraguayens. "
 

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" Le syndrome de la guerre du Golfe est un phénomène réel et correspond à un empoisonnement chimique accidentel de certains soldats américains. "
 

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Etc.

D’autres faits dénoncés par les conspirationnistes ne semblent pas non plus totalement infondés, tels que :

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" Le Président Kennedy fut victime d’un complot fomenté par des membres d’une agence d’État. "
 

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" La CIA contrôle les médias américains. "
 

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" Le vol TWA 800 a été abattu par un missile perdu par l’US Navy. "
 

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Etc.

Enfin certaines accusations conspirationnistes sont plus farfelues et faciles à forger de toutes pièces. Elles sont pourtant affirmées avec tout autant de conviction :

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" Le Sida a été répandu volontairement par une agence américaine pour éliminer les homosexuels et les drogués. "
 

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" Des remèdes contre le cancer existent mais sont dissimulés par ceux qui profitent des énormes dépenses médicales générées par cette maladie. "
 

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" Des systèmes de production d’énergie très économiques ont été découverts mais les compagnies pétrolières ont étouffé ces découvertes pour préserver leurs intérêts. "
 

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" Il existe un groupe occulte extrêmement puissant qui cherche à instaurer un Nouvel ordre mondial afin de diriger le monde. L’ONU est infiltrée et manipulée par ce groupe occulte. "
 

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Etc.

Il n’est pas surprenant que les gouvernants aient toujours d’une façon ou d’une autre quelque chose à se reprocher et aient donc une tendance naturelle à dissimuler certaines vérités au public. Il s’agit ensuite d’une question de mesure dans la dénonciation de ces faits, et la conclusion " tous pourris " nous semble trop extrême pour être fondée. Il existe un équilibre dans les institutions et dans les pouvoirs attribués à chacun qui fait que l’on ne peut pas faire n’importe quoi dans nos démocraties où la corruption n’est heureusement pas omniprésente. Même les dictateurs lorsqu’ils s’emparent du pouvoir essayent le plus souvent de le faire en respectant la législation pour se donner des allures de démocrates. Mais cet équilibre des pouvoirs est-il présent en ce qui concerne les services secrets et peut-il vraiment exister un système de contrôle efficace de ce qui est " secret " ?

Aux États-Unis, une commission d’enquête du Sénat, le " Senate Select Committee on Intelligence ", ainsi qu’une commission d’enquête de la Chambre des représentants, le " House Permanent Select Committee on Intelligence ", sont censées être pleinement et en permanence informées des activités de la Communauté du renseignement dont la CIA fait partie. Elles supervisent l’utilisation des budgets et les activités des agences, y compris les activités clandestines. Mais il n’en reste pas moins qu’elles ne peuvent superviser que ce que l’on veut bien leur montrer, et il est plus que probable que ce qui touche au secret militaire ne remonte pas jusqu’à ces commissions, et que le Président ou même le Ministre de la Défense n’en sont pas plus informés. Dans une structure qui s’entoure du secret, l’information peut parfois s’arrêter de remonter vers l’échelon hiérarchique supérieur lorsque celui ou ceux qui la détiennent en décident ainsi, pour peu que la hiérarchie leur fasse confiance et ne soit pas trop regardante. C’est le prix à payer pour un maintien efficace du secret, mais c’est aussi la porte ouverte à certains dérapages.

Nous retiendrons une idée des conspirationnistes qui pourrait expliquer pourquoi les services secrets américains persistent à nourrir la croyance aux extraterrestres alors que cela est susceptible de nuire à l’ordre public sur les 3 points que nous avons déjà mentionnés ci-dessus, à savoir la perte de confiance en un gouvernement pourtant élu démocratiquement, la prolifération des groupes occultes pro-extraterrestres et millénaristes, et le développement de la crédulité du public sur ces sujets prêtant ainsi le flanc à une manipulation par un ennemi potentiel :

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" Une catastrophe nationale pourrait être mise en scène de façon à permettre l’instauration de la loi martiale et la mise en place d’un gouvernement totalitaire. "

Il existe en effet aux États-Unis une institution très militarisée, la FEMA (Federal Emergency Management Agency), dont le rôle consisterait à administrer le pays en cas de catastrophe majeure et qui recevrait les pleins pouvoirs en toute légalité dans un tel contexte.

Cette catastrophe pourrait être, de notre point de vue, une gigantesque invasion extraterrestre simulée. Bien sûr, le fait que cette éventualité soit aujourd’hui techniquement possible ne permet nullement de conclure qu’elle ait la moindre chance de se réaliser. Néanmoins, cela confirme l’idée émise par la Commission Robertson en 1953 qu’il faut éduquer le public face au phénomène OVNI, et lui en révéler la véritable nature (que la Commission Robertson ignorait à l’époque) pour supprimer tout risque de manipulation massive. C’est, rappelons-le, un des objectifs de cet ouvrage.

S’il devait être avéré qu’il existe un groupe occulte aux visées hégémoniques et ayant intérêt à encourager la croyance aux extraterrestres par l’intermédiaire des services secrets de l’armée américaine, ce groupe devrait, nous semble-t-il, avoir les caractéristiques suivantes :

  1. Être très motivé pour la poursuite de ses objectifs.
     

  2. Être puissant c’est-à-dire avoir de nombreux membres, surtout aux États-Unis, et être riche.
     

  3. Être influent et bien infiltré dans les organes de l’État y compris les services secrets et l’armée.
     

  4. Avoir une structure très hiérarchisée, centralisée et secrète, et respecter une discipline exemplaire de type militaire. Éventuellement être lié à l’extrême droite.
     

  5. Éventuellement utiliser la croyance aux extraterrestres pour manipuler les membres de sa base.
     

  6. Éventuellement utiliser la croyance millénariste s’il entend profiter du changement de millénaire pour agir, et de ce fait avoir une connotation religieuse ou spirituelle. Notons que dans un contexte religieux, les extraterrestres peuvent être assimilés à des démons ou à des anges, ou encore aux dieux créateurs de la race humaine.

Nous avons examiné avec soin une liste non limitative de mouvements occultes en évaluant leurs points forts et leurs points faibles par rapport à nos critères de sélection. Au terme de cet examen, il nous a semblé que la scientologie semblait la mieux placée pour correspondre au profil recherché. Nous présentons donc cette organisation ci-après en reprenant la numérotation des critères de sélection exposés ci-dessus. Qu’il soit bien entendu que dans la scientologie comme dans tous les mouvements que nous avons examinés, les membres de base sont généralement sincères et de bonne volonté et qu’ils sont les victimes d’une manipulation par leur hiérarchie.

La scientologie

  1. Ron Hubbard, ancien officier de l’US Navy, est le fondateur aujourd’hui décédé de la scientologie. Il avait pour toute ambition de dominer le monde. " En se levant le matin, les gens réclament qu’on les contrôle " disait-il, et il a écrit " Je ferai de vous des esclaves heureux " ! On peut lire dans la littérature hubbardienne que la scientologie réalise de tels succès qu’il est possible d’envisager une forme de gouvernement mondial dans lequel elle jouerait le rôle de formateur et de conseiller de tous les gouvernements du monde [JD98 p. 29-30].
     

  2. La scientologie compterait de 8 à 11 millions d’adeptes dans le monde, dont 7 000 en France, quoique ces chiffres soient très surévalués d’après Roger Gonnet qui propose de les diviser par 100 ! [RG98 p. 236-239]. Elle est très bien implantée aux USA. Les techniques de manipulation mentale de la dianétique, la " science " sur laquelle s’appuie la scientologie, fonctionnent parfaitement et la secte a su séduire de nombreux membres influents de la société ayant un quotient intellectuel élevé [JD98 p. 67]. Mais l’extension de la secte ne s’arrête pas là : elle cherche à fédérer autour d’elle les autres mouvements sectaires et à les capter. Elle entretient des contacts grâce à ses agents de liaison et met en place un véritable réseau [RG98 p. 26-27].

  3. La scientologie est extrêmement riche grâce aux tarifs exorbitants qu’elle pratique en direction de ses adeptes qui suivent formation sur formation, alors que le cursus complet peut revenir à plus de ~150 000 euros. En outre, ses membres professionnels sont quasiment bénévoles. Enfin, dans certains États américains, l’" Église " de scientologie est reconnue comme étant une œuvre de charité (!) si bien que pour chaque don qu’elle reçoit, l’État doit rajouter jusqu’à 30% supplémentaire ce qui correspond à notre système de réduction d’impôt en France pour les associations reconnues d’utilité publique.

  4. Plusieurs milliers de membres sont intégrés aux services secrets de la scientologie appelés OSA (Office of Special Affairs) [PA98 p. 47]. Ils sont infiltrés dans les administrations, les services secrets des États et les institutions jusqu’au gouvernement où leur appartenance à la secte est soigneusement dissimulée [voir à ce sujet " Une secte au cœur de la République " de Serge Faubert, Calmann-Lévy, 1993]. Les effectifs de l’OSA seraient à peu près équivalents à ceux des services français de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) et de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) réunis, ou encore à ceux de leurs homologues anglais le MI5 (Security Service) et le MI6 (Secret Intelligence Service).
     

  5. Les quelque 5 000 membres de la Sea Org [PA98 p. 39] qui sont les professionnels de la scientologie les plus proches du " Maître " se déplacent en grand uniforme bleu marine avec fourragère d’or, décorations et insignes. Ils ont atteint le plus haut niveau de formation au sein de la secte. " Cette organisation est très exactement calquée sur celle de la marine de guerre à laquelle elle a emprunté la discipline, les grades, les uniformes […], les modes de vie, etc. " [JD98 p. 307]. Julia Darcondo ajoute qu’" on a comparé ses membres aux SS " [JD98 p. 372]. Ce sont de redoutables manipulateurs dressés pour exécuter n’importe quel ordre et qui ont subi une formation extrêmement dure.
     

  6. Ron Hubbard qui était aussi un auteur de science fiction présente ainsi la " clé " secrète de son enseignement que l’adepte ne découvre que lorsqu’il atteint le niveau de " thétan opérationnel n° 3 " après plusieurs années de cours, et pour quelques 50 000 euros supplémentaires. Il y a 75 millions d’années, Xenu était le chef d’une Confédération galactique de 76 planètes rassemblant 19 000 milliards d’habitants. Pour régler le problème de la surpopulation (!), Xenu pratiqua des implants en masse pour contrôler les individus et déporta les habitants sur terre après les avoir capturés à l’aide d’un rayon paralysant. Il en détruisit beaucoup au moyen de bombes H placées dans les principaux volcans terrestres, avant d’être lui-même capturé 6 ans plus tard par des officiers restés fidèles au peuple qui l’emprisonnèrent dans un piège électronique au cœur d’une montagne. Les conséquences des implants et des explosions nucléaires obèrent encore l’humanité aujourd’hui sous forme d’esprits parasites qui se sont collés au sujet qui doit donc s’en libérer [JD98 p. 271-273]. Comme on le voit, il existe bien un lien entre la scientologie et les extraterrestres, mais celui-ci semble plutôt venir du passé et nous n’avons pas trouvé trace d’une future invasion de la terre par d’autres extraterrestres. Peut-être faudrait-il pour cela aller plus loin dans l’étude de l’enseignement du Maître et accéder à un plus haut niveau de secret…
     

  7. En 1979, Ron Hubbard a su jouer sur la peur de l’apocalypse en proposant à ses adeptes un processus de purification leur permettant d’échapper aux radiations nucléaires produites par la 3ème guerre mondiale [JD98 p. 47]. Déjà en 1964, il avait annoncé la fin du monde pour les 5 ans à venir, et c’est cette même prophétie non réalisée qui fut resservie aux adeptes en 1979, mais cette fois-ci sans préciser la date d’échéance [RG98 p. 101]. Cependant, il ne semble pas que la secte soit particulièrement attirée par la fin du monde : quel serait en effet l’intérêt de régner sur des ruines ? L’évocation de la fin du monde apparaît plutôt comme une technique commerciale visant à stimuler les ventes et le recrutement.

Précisons clairement qu’il ne s’agit ici nullement d’apporter une quelconque preuve que la scientologie prépare une fausse invasion extraterrestre aux États-Unis et que nous n’avons fait qu’évoquer une incroyable éventualité pour laquelle tous les éléments semblaient réunis. La scientologie n’en serait pourtant pas à sa première tentative de conspiration contre le gouvernement américain puisqu’un complot, l’opération " Blanche Neige " (!), avait déjà été mis au jour par le FBI en 1977, à la suite de quoi l’épouse du " Maître " fut incarcérée [PA98 p. 458 et RG98 p. 186]. Malgré cet échec, on peut craindre que l’administration américaine soit pourtant aujourd’hui bien infiltrée puisque dès 1997, les États-Unis ont soutenu ouvertement la scientologie par la voix de Madeleine Albright face aux " persécutions " allemandes, françaises ou belges, au nom de la liberté religieuse. Ils sont même allés jusqu'à faire peser une menace de sanctions politiques et économiques contre les États hostiles [PA98 p. 457]. On croit rêver !

Nous conclurons donc cette présentation de la scientologie par une citation cynique de Ron Hubbard : " Et cela se passera, on le laissera passer tout simplement parce que c’est incroyable… Laissez l’homo sapiens ronfler dans sa graisse. Quand il se réveillera, il sera bien trop tard pour lui. " [JD98 p. 357]. La scientologie aurait-elle aujourd’hui les moyens de tenir cette sinistre promesse ? Mais comment pourrait-elle réussir là où même Hitler et ses 240 000 SS (en 1939) ont échoué ? Il nous semble qu’il y a toujours eu des limites à la malfaisance et que celle-ci ne triomphe jamais définitivement.

Voici maintenant un petit scénario de science-fiction que nous proposons. Celui-ci n’ayant été élaboré qu’après une brève réflexion, il est certainement possible de faire mieux mais il permettra de bien visualiser les choses :

Jour après jour, de plus en plus de soucoupes volantes apparaissent dans le ciel des États-Unis, de telle sorte qu’il devient de plus en plus difficile à l’armée américaine de dissimuler ses craintes. On rapporte même quelques cas d’agressions des témoins, et les médias s’emparent de ce phénomène qui se produit aussi dans une moindre mesure en Europe. La tension monte, la population s’interroge, les esprits s’échauffent et des agents provocateurs sèment le désordre.

Et soudain c’est l’attaque : des ovnis sont aperçus massivement à travers tous les États-Unis et leur comportement devient franchement agressif. Leurs rayons de la mort (à micro-ondes) font de nombreuses victimes et déclenchent de gigantesques explosions (truquées) tandis que des tremblements de terre et des raz de marée (provoqués par des explosions atomiques souterraines) viennent accroître la panique générale et créer l’ambiance de cette apocalypse tant attendue des millénaristes. L’état d’urgence est décrété et la FEMA (voir ci-dessus) reçoit les pleins pouvoirs pour gérer la crise. L’armée américaine tente de riposter contre l’ennemi, mais sans grand succès (puisqu’elle tire sur des leurres lumineux), et c’est surtout elle qui fait des dégâts (!).

Le monde entier s’émeut du sort du peuple américain dont on apprend que les gouvernants avaient passé des accords secrets avec les extraterrestres de type " petit-gris ". Ces accords étant désormais rompus, rien ne semble pouvoir arrêter la violences des envahisseurs qui utilisent aussi des armes chimiques et biologiques (à effet mesuré) afin d’aggraver encore le nombre de victimes. Lorsque celui-ci atteint environ 100 000 (pour faire bonne mesure), coup de théâtre ! un nouveau type de soucoupes volantes fait sont apparition dans le ciel et attaque maintenant les envahisseurs qui sont rapidement mis en fuite.

L’Amérique retient son souffle et panse ses plaies. Très vite, la FEMA annonce qu’elle est en train de négocier avec des extraterrestres. Que veulent-ils donc et à quoi ressemblent-ils ? Les négociations sont retransmises en direct à la télévision (en prime time). Chacun peut voir que les extraterrestres nous ressemblent sauf qu’ils sont habillés tout en noir : ce sont donc eux les fameux MIB dont tout le monde a entendu parler ! Les MIB expliquent qu’ils ont réussi à imposer aux " petit-gris ", les méchants extraterrestres, de renoncer à envahir la terre en leur cédant leur propre planète. Ce faisant, ils se sont condamnés à venir habiter chez nous ce qui n’est pas trop gênant car ils ne sont que 8 à 11 millions selon les estimations (ils se disent les descendants d’un certain Xenu). Nous devons donc les accueillir comme nos libérateurs, mais aussi nos protecteurs au cas où les " petit-gris " reviendraient de temps à autre (ce qui ne manquera pas d’arriver pour rafraîchir les mémoires).

Comme les MIB ont une avance technologique certaine sur la nôtre, surtout dans le domaine psychique, ils vont nous en faire profiter et tout le monde s’en réjouit. L’état d’urgence sera maintenu le temps de la reconstruction du pays tandis que les MIB se font nommer à des postes importants du gouvernement : au ministère de l’éducation, de la santé, de l’économie et des finances, de la justice, de l’intérieur, de la défense, des affaires étrangères, tous domaines où ils sont très compétents. D’ailleurs tous les ministres à ces postes sont morts lors de l’attaque des " petit-gris " et il faut bien les remplacer. Très rapidement, les MIB annoncent une grande réforme de l’éducation concernant toute la population et qui permettra à chacun d’épanouir son psychisme. Cette réforme est baptisée " la Dianétoc ", ce qui fait dresser l’oreille à certains. " Mais non ", pensent-ils, " ça ne peut être qu’une coïncidence "…

Ce scénario de science-fiction n’est-il pas digne de Ron Hubbard ?
 

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