15. Pré-étude

Résumé ] 1. Introduction ] 2. Fuseaux horaires ] 3. Heure d'été ] 4. Mouvement lune soleil ] 5. Eclairage de la lune ] 6. Lune sous l'horizon ] 7. Soleil sous l'horizon ] 8. Photométrie ] 9. Lune et soleil sous l'horizon ] 10. Pic ovni ] 11. La technologie des plasmas ] 11b. Modèle théorique ] 11c. Plasmas pulsés ] 12. Ballons dirigeables ] 13. Le debunking ] 14. Sélection des cas ] [ 15. Pré-étude ] 16. Année 1946 ] 17. Année 1954 ] 18-24. Années 1967 à 1989 ] 25. Le 5 novembre 1990 ] 26-35. Années 1991 à 1997 ] 36. Août 1998 ] 37. Synthèse vagues d'ovnis ] 38. Col de Vence ] 39. Cuincy ] 40. Dommages physiques ] 41. Skytracers ] 41b. Fontenay-Trésigny ] 42. Cas d'enlèvement ] 42b. Haravilliers ] 43. Rencontres dans le ciel ] 43b. Crash du Vol TWA 800 ] 44. Lune et soleil impliqués ] 45. Cas connus ] 46. Statistiques ] 47. Cas éliminés ] 48. Poursuite de la recherche ] 49. Autres études ] 50. Conclusion ]

o v n i s  :   l ' a r m é e   d é m a s q u é e

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15. Pré-étude

Une pré-étude de 23 cas divers a permis d’essayer de dégager une logique entre l’état de la lune et du soleil et un phénomène OVNI observé. Ces cas, pour la plupart très célèbres dans le monde de l’ufologie, furent choisis à l’avenant, au fur et à mesure que l’auteur en prenait connaissance, mais nous pouvons certifier qu’aucun cas ne fut ensuite éliminé parce que la lune cette nuit-là ne présentait aucune particularité.

L’examen de ces 23 cas fournit des résultats très chaotiques qui indiquent clairement qu’une analyse statistique brutale ne permettait de déboucher sur aucune conclusion. Il apparaissait nécessaire de regrouper les cas par catégories, dont les critères étaient à établir, afin d’essayer de dégager la logique sous-jacente aux phénomènes observés.

Le résultat le plus significatif de l’étude est celui qui concerne l’effet de contraste ECL. Le lot de cas étudié contient 10 cas de phénomènes lumineux nocturnes, dont 7 peuvent être retenus pour le calcul statistique d’après nos critères de sélection.

Le détail de ces cas se trouve en annexe B § III.

L’effet de contraste ECL, qui ne devrait normalement apparaître qu’une fois sur 17, apparaît 1 fois sur 7, à Orléans. Il apparaît aussi au début du cas de Los Angeles et peut-être dans deux cas supplémentaires où l’intervention du relief est nécessaire (Fort d’Itaipu et Trancas). Enfin, il est quasiment présent pour le cas de Meursanges où l’heure et la durée de l’apparition ne sont pas données avec précision. Sans être décisif, le résultat de cette pré-étude incitait donc à approfondir la question de la position de la lune au moment des observations d’ovni. (Ce n’est qu’après l’étude de nombreux autres cas que nous avons soupçonné par la suite que le soleil jouait lui aussi un rôle important.)

Le traitement statistique des données est présenté en annexe C § I. Notons tout de suite que les cas diurnes seront traités à part et que nous ne les commenterons qu’à la fin de l’étude. C’est pourquoi jusqu’à ce point, toute référence aux statistiques ne concerne que les statistiques des cas nocturnes.
 
1. Los Angeles (Californie), 25 février 1942

Le phénomène observé semble un peu haut pour bénéficier vraiment de l’effet de contraste ECL, au moins à son début, si la hauteur de 3 miles mentionnée par un des journalistes devait être confirmée. Il est en fait très vraisemblable que cette hauteur soit surévaluée. Environ 5 minutes plus tard, la hauteur h du cône d’ombre dépasse 4,8 km et l’ovni peut apparaître plus contrasté. 10 minutes plus tard, la source du tir est probablement engloutie dans le cône d’ombre si elle est aérienne, comme on peut le supposer. Les 25 minutes d’observation restantes se passent dans la nuit noire, malgré tout puissamment éclairée par les projecteurs de la DCA. La nuit est donc plutôt claire en réalité, ce qui permet de masquer le rayon du tir. Pour les statistiques, l’effet ECL sera compté au prorata de la durée totale du phénomène.

Certains éléments de ce cas évoquent clairement la projection d’une boule de plasma lumineux :

Apparition et disparition soudaine du phénomène, comme une " lanterne magique ".
 

Ciel exceptionnellement clair, inadéquat pour une attaque japonaise, mais idéal pour un tir de particules.
 

1430 obus de DCA furent tirés sur l’ovni, sans aucun résultat.
 

L’objet se déplaça très lentement le long de la côte.
 

Si c’est bien un ballon dirigeable qui a été utilisé pour le tir, la proximité de l’océan pacifique permettait un envol discret de nuit, à partir d’un navire militaire. Cependant, les contraintes techniques de poids et de puissance des cyclotrons de l’époque suggèrent plutôt un tir depuis le sol ou l’océan.

Ce cas transpire la manipulation militaire quand on en lit le détail :

Ce fut un bon exercice d’entraînement des civils à s’abriter en cas d’attaque japonaise. Un des témoins suggéra que ce n’était peut-être qu’un exercice.
 

Le secrétaire de la marine à Washington invoqua une fausse alerte et une réaction trop nerveuse de la DCA ce qui évoque le debunking classique. Cependant, le commandement local, sans doute tenu à l’écart de la manipulation dont il fut la victime, confirma la présence d’un appareil aérien. Le journal " Long Beach Independent " protesta que le gouvernement semblait vouloir mettre un terme à toute forme de débat et d’enquête. De fausses informations furent répandues pour semer la confusion.
 

L’affaire fut exploitée politiquement pour appuyer l’idée que les usines d’armement proches des côtes soient déplacées vers l’intérieur du pays pour échapper aux attaques sous-marines et aériennes japonaises. Déjà à l’époque, le journal " Long Beach Telegram " accusa le gouvernement de manipulation politique. Rappelons que 36 heures auparavant, un sous-marin soi-disant japonais avait ouvert le feu sur une raffinerie de la côte : en 25 minutes, il tira paisiblement 25 obus sans être inquiété et ne réussit qu’à créer pour 500 dollars de dégâts (sic). C’est dire s’il prit un soin tout particulier à bien viser entre les réservoirs de pétrole pour éviter d’embraser la raffinerie ! Le District Attorney accusa des japonais d’avoir fait des signaux lumineux au sous-marin et réclama l’expulsion de tous les japonais de la région. Des " suspects " furent rapidement arrêtés. La presse locale affirma cependant que toutes les enquêtes niaient la présence de signaux lumineux. Enfin, une rumeur absurde circula comme quoi un officier du sous-marin " japonais " avait travaillé auparavant dans la raffinerie où il avait été maltraité, et qu’il était revenu indiquer le lieu à attaquer !

2 civils furent tués par des retombées de fragments d’obus, 1 civil et 1 militaire moururent de crise cardiaque, 1 civil et 1 policier furent tués dans un accident. 6 morts au total, sans doute acceptables en cette période de guerre. Il y eut aussi plusieurs blessés. La presse déplora malgré tout ces victimes inutiles.

Certains journaux mentionnent une heure d’observation fantaisiste : s’agit-il là de désinformation pour brouiller les recherches ? Si l’heure de 03:16C (lire 3h16 heure civile) devait néanmoins être retenue pour le début de l’apparition de la boule lumineuse, alors l’angle de la lune sur l’horizon serait de 2° 03’ à l’azimut 290° (ECL présent mais peut-être inefficace à la surface de l’océan Pacifique).

Cette apparition d’ovni (avant la lettre puisqu’il s’agissait officiellement d’un appareil japonais), s’appuyant sur la position de la lune et évoquant fortement une manipulation militaire, nous amène tout naturellement à penser que, dès l’année 1942, les services secrets de l’armée américaine savaient à quoi s’en tenir en matière d’ovni et d’extraterrestres et qu’ils n’avaient aucune raison d’y voir une quelconque menace ou de vouloir enquêter sur le sujet. Dans ces conditions, toutes les commissions militaires américaines qui allaient au fil des ans être nommées pour étudier les rapports d’observation d’ovni (" Sign " en 1947, " Grudge " en 1949, " Blue Book " en 1952…) auraient pour seul objectif de nier la réalité du phénomène.

2. Fort d’Itaipu (Brésil), 4 novembre 1957

Ne disposant pas de carte permettant de localiser avec précision le fort côtier d’Itaipu, il est difficile d’estimer l’intervention du relief par rapport à l’effet ECL. Il est clair pourtant que le fort se trouve au bord de l’océan, dans un endroit encaissé qui monte rapidement à plus de 500 m d’altitude vers l’ouest. Cependant, il est sans doute lui-même perché sur une colline d’une centaine de mètres d’altitude. Une vérification des données reste nécessaire.

Ce cas transpire lui aussi la manipulation militaire pour les raisons suivantes :

L’opération suggère un essai de guerre psychologique impliquant une haute technologie sous forme d’un rayon de particules et d'ondes électromagnétiques.
 

C’est un fort militaire qui est attaqué.
 

Deux soldats sont grièvement blessés.
 

Une mission militaire américaine (!) vient enquêter, ce qui lui permet d’évaluer le résultat de l’opération.
 

Ordre est donné de ne parler à personne de l’incident, mais trois semaines plus tard, un officier du fort s’empresse de trahir le secret auprès de l’ufologue Olavo Fontes sous réserve que son nom soit tenu secret (!). L’armée s’assure ainsi que le cas sera bien traité comme un cas d’ovni.

Si c’est bien un ballon dirigeable qui a été utilisé pour le tir, la proximité de l’océan atlantique permet une fois encore un envol discret de nuit, à partir d’un navire militaire.

3. Trancas (Argentine), 21 octobre 1963

La Cordillère des Andes est toute proche vers l’ouest et Trancas se trouve dans la vallée du fleuve Sali. La chaîne des Cumbres Calchaquies dont l’altitude est proche de 4 000 m s’étend du nord au sud à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Trancas, mais il ne nous a pas été possible de déterminer avec certitude si ce relief est intervenu à 22:15C pour masquer la lune lors du départ des 6 disques lumineux. En tout état de cause, la lune est faiblement éclairée ce qui permet de dissimuler l’action des opérateurs au sol.

Parmi les étranges phénomènes observés ce soir-là, les témoins rapportent la présence de rayons lumineux tronqués, dont l’extrémité progressait lentement vers les bâtiments du ranch. Lorsque l’habitation principale fut balayée par un de ces rayons, la température devint rapidement suffocante à l’intérieur. Voici ce que dit Mark Cashman de ces rayons de lumière tronqués, en écho à notre propre hypothèse sur la façon dont sont produits artificiellement les ovnis : " si le rayon est dû à des particules chargées, il est possible que la progression de ces particules dans l’atmosphère dépende du temps d’exposition de l’air à ces particules, et que les nouvelles particules chargées arrivant ne puissent progresser avant que l’ionisation de l’air ne soit complète ". Soulignons que nous considérons pour notre part que les ovnis eux-mêmes ne sont que des leurres entièrement produits à l’aide d’un canon à particules dont c’est la puissance d’émission qui décide de la distance du plasma ionisé dans l’atmosphère (voir ci-dessus § 11).

Une forte odeur de soufre sera présente sur le site jusqu’au lendemain. Elle a pu être répandue par des opérateurs au sol, peut-être avec l’arrière-pensée d’évoquer l’intervention du diable, à moins qu’elle ne soit due à l’utilisation de micro-ondes. L’oxydation de soufre par des micro-ondes peut être reproduite en laboratoire.

Après la fin de l’événement, les témoins découvrirent sur les lieux un cône parfait de 1 m de haut composé de petites boules blanches de 1 cm de diamètre. Ces boules étaient majoritairement composées de carbonate de calcium. Ces dépôts de matière incongrus sont toujours pour nous suspects de vouloir répondre à l’objection des gens incrédules qui rappellent qu’on ne trouve jamais de traces tangibles des ovnis. Peut-être l’armée se sent-elle contrainte de s’opposer à cette objection. Si c’est bien d’elle qu’il s’agit, elle le fit ici avec un matériau anodin, ce qui est plus judicieux que de le faire avec un matériau " inconnu qui pourrait provenir d’une autre planète ", car on découvre parfois à terme que ce type de matériaux provient en réalité d’un laboratoire travaillant pour la NASA ou l’armée américaine, qui se trahit par-là même.

4. Bendigo (Australie), 4 avril et 7 avril 1966

Ce cas doit être éliminé du calcul statistique car il ne correspond pas à nos critères de sélection puisque l’heure du phénomène n’est pas connue. Il est donc impossible de déterminer si un effet de contraste ECS ou ECL a été utilisé. Notons que ce phénomène lumineux provoqua un accident de la route.

5. Taizé (Saône-et-Loire), 12 août 1972

Le ciel était couvert ce soir-là. Nous avons éliminé ce type de cas des statistiques de notre pré-étude afin de simplifier celles-ci. Cela est sans conséquence sur les statistiques générales puisque la pré-étude en est exclue.

6. Pascagoula (Mississipi), 11 octobre 1973

Ce cas d’enlèvement contient des éléments de type onirique. Nous avons aussi éliminé ce type de cas des statistiques de notre pré-étude, toujours pour la simplifier. Il est pourtant possible que ce cas soit d’origine militaire et mette en œuvre une projection holographique, un tir de micro-ondes et l’usage de drogues. Bizarrement, les deux victimes qui sont des civils furent conduites dans une base aérienne pour y subir des examens médicaux. L’armée voulait-elle ainsi évaluer les conséquences médicales de l’opération ?

7. Pontoise (Val-d’Oise), 26 novembre 1979

D’après Jacques Vallée, ce cas d’enlèvement serait imputable aux services secrets français [JV90b chap. 5]. La victime, Franck Fontaine, devait se rendre au marché local le lundi vers 4 heures du matin pour y installer un stand, ce qui implique une contrainte particulière sur la date et l’heure de son enlèvement. Idéalement, les services secrets auraient dû procéder à l’opération un lundi de marché où la lune éclairée se couchait à 4 heures du matin, ce qui aurait produit un effet de contraste ECL favorable à la boule lumineuse observée, suivi d’une nuit noire favorable à l’enlèvement. Cela laissait cependant peu de choix quant au jour à retenir pour l’opération. En outre, on ne pouvait être sûr que la victime sortirait à 4h précises. Dans ce cas, mieux valait tabler sur un tir à partir du sol de la boule lumineuse, masqué par l’éclairage de la résidence, et sur une nuit noire à 4 heures du matin. Les autres phénomènes lumineux observés par la suite sont plus diffus (brouillard) ou petits comme une balle de tennis, ce qui met en œuvre une moindre énergie et permet peut-être ainsi de maintenir le rayon du tir invisible. Soulignons que ce cas d’enlèvement se situe tout à fait à part des cas classiques d’enlèvement extraterrestre (rencontres rapprochées du 4ème type ou RR4) car la disparition de Franck Fontaine fut bien réelle durant une semaine entière. Lors des RR4 classiques, aucun témoin ne peut confirmer la disparition physique de la victime qui semble plutôt avoir une hallucination durant quelques minutes ou tout au plus quelques heures, tandis que les témoins potentiels perdent généralement tous connaissance.

Il est très intéressant de noter que la gendarmerie française interrogea le célèbre radiesthésiste Jean-Louis Crozier lorsqu’elle enquêta sur ce cas. La gendarmerie a en effet couramment recours aux compétences de ce dernier lorsqu’elle recherche une personne disparue, et sur 1004 analyses de cas qu’il a effectuées de 1960 à 1990, 203 personnes ont été retrouvées à moins de 500 m de l’endroit indiqué [JLCJM91 p. 252-255]. Lors de son examen du cas, en se concentrant sur la photo de la victime comme il en a l’habitude, Jean-Louis Crozier décrivit un enlèvement extraterrestre à bord d’un ovni, comme s’il semblait capter l’information implantée sous hypnose dans l’inconscient de Franck Fontaine plutôt que la réalité de l’événement survenu. Il sentit aussi que " quelque chose ou quelqu’un ne [voulait] pas que [la victime] parle de certains faits " [JLCJM91 p. 237-238].

8. Base aérienne 123 d’Orléans / Bricy, Orléans (Loiret), 5 novembre 1990

Ce cas fait partie de la vague du 5 novembre 1990 étudiée plus loin. La hauteur du cône d’ombre correspond bien à la hauteur supposée de l’ovni. C’est la base aérienne 123 de Bricy qui est survolée. Il est très possible que l’armée cherche ici à évaluer l’impact d’une apparition d’ovni sur ses propres soldats. Seuls les contours de l’ovni sont suggérés par des points lumineux et les étoiles semblent visibles en transparence. Cet ovni ne fut pas détecté au radar.

9. Bligny-lès-Beaune (Côte-d’Or), 7 août 1998

Ce cas fait partie de la vague d’août 1998 étudiée plus loin. 2 triangles gris sombre. La nuit totalement claire permet un tir à partir du sol.

10. Meursanges (Côte-d’Or), 13 août 1998

L’ovni apparaît d’abord haut dans le ciel puis descend vers le sol et passe à proximité du témoin qui mentionne une masse gris foncé, lumineuse aux quatre coins. Pour produire un effet de masse sombre à l’aide d’un plasma lumineux, peut-être suffit-il de créer un halo léger à la périphérie de l’objet virtuel pour faire apparaître celui-ci plus sombre par contraste. Il faut cependant veiller à ne faire apparaître l’objet que sur fond de ciel et à ne pas passer devant un autre objet (arbre, maison…) qui serait alors visible par transparence, à moins de passer à grande vitesse. Dans le cas présent où l’ovni est gris foncé, il semble plutôt que ce soit lui qui soit dessiné par un halo très léger.

La pré-étude contenait aussi 3 autres cas de phénomènes lumineux nocturnes qui ont été éliminés pour leur connotation onirique :

Caracas (Venezuela) le 28 novembre 1954, Norway (USA) le 27 octobre 1975 et Sayama (Japon) le 3 octobre 1978 [EA96, chap. 7].

Les autres cas constituant la pré-étude étaient les suivants [EA96, chap. 7] :
 
 Roswell (Nouveau Mexique), 2 juillet 1947                             English translation

Il s’agit du fameux crash supposé d’une soucoupe volante à l’intérieur de laquelle l’armée américaine aurait récupéré des extraterrestres tels que celui dont l’autopsie a fait le tour de toutes les télévisions du monde il y a quelques années. Ce soir-là, la lune est éclairée à plus de 90% mais le ciel est couvert et un orage violent vient d’éclater. Ce cas pourrait fort bien être un montage militaire à base de faux débris et de faux témoignages mélangés parmi des témoignages sincères de témoins manipulés, mais ce n’est assurément pas la position de la lune qui permettra de trancher !

Outre le crash de Roswell, l’année 1947 connut aux Etats-Unis une importante vague d’ovnis aux mois de juin et juillet [LDLN N° 325 p. 7]. Or on se souvient que le phénomène OVNI n’était " officiellement " né que 8 jours auparavant, à la suite de l’observation de Kenneth Arnold datée du 24 juin 1947. Cela nous incite à penser que cette fameuse observation tout comme l’affaire Roswell faisaient partie intégrante de la manipulation qui avait commencé dès cette époque en vue de consolider dans la population la croyance aux extraterrestres que la science-fiction avait popularisés. On peut trouver étrange qu’une soucoupe volante bénéficiant d’une technologie permettant de traverser l’espace intersidéral se soit écrasée si vite aux Etats-Unis, alors que le public américain venait tout juste de prendre connaissance de l’existence de visiteurs extraterrestres.

Nous avons déjà détaillé dans la première partie de ce livre au § 4 les motivations de l’armée américaine à cultiver la croyance aux extraterrestres, mais la une du Roswell Daily Record du 8 juillet 1947 [JS94 p. 20] est à elle seule tout à fait révélatrice de ces motivations. On y trouve juxtaposés sous le titre " RAAF Captures Flying Saucer on Ranch in Roswell Region " un article intitulé " House Passes Tax Slash by Large Margin " et un autre intitulé " Security Council Paves Way to Talks on Arm Reduction ". Autrement dit, l’équation est ici la suivante :

" Réduction des impôts "

+ " Discussions sur la réduction des armements "

Þ " Crash de soucoupe volante "

(La guerre est peut-être terminée mais nous avons toujours
besoin de nous défendre contre un agresseur potentiel)

Le matin de ce 8 juillet 1947, l’armée américaine avait en effet publiquement annoncé qu’elle venait de capturer une soucoupe volante, avant de se rétracter le jour même alors que l’information avait déjà fait le tour de la planète. Cette annonce ne fut ni gratuite, ni accidentelle car l’ordre était venu de très haut et ses répercussions furent immédiatement mondiales. En se rétractant rapidement au profit de la thèse absurde de la récupération d’un ballon sonde, l’armée américaine inaugurait le principe du debunking trivial : une partie de la population s’en retourna écœurée de s’être fait piéger par un vulgaire ballon sonde et d’avoir cru un instant aux extraterrestres, jurant qu’on ne l’y prendrait plus, tandis que l’autre partie commença à se demander " et si c’était vrai et que l’armée voulait nous cacher l’existence des extraterrestres ? ". La vérité de la manipulation demeurait quant à elle insoupçonnée.

Le 4 juillet 1947, fête de l’Independence Day, de nombreuses observations significatives de disques volants seront rapportées pour l’ensemble des Etats-Unis [LDLN N° 325 p. 10], ce qui confirme à nos yeux que le " crash " de Roswell s’insère dans une vaste manipulation, et qu’il ne s’agit pas non plus d’un véritable accident d’appareil militaire que l’armée aurait rapidement maquillé en crash de soucoupe volante, puis en débris de ballon sonde. Le crash de Roswell semble bien être un coup monté de toutes pièces en utilisant de faux débris issus de la technologie avancée de l’aéronautique américaine et possédant des propriétés surprenantes au point de pouvoir suggérer une technologie extraterrestre. Jacques Vallée évoque à ce propos le " Saran argenté ", un thermoplastique lisse et très fin qui ne pouvait être déformé même par des coups de marteau. Ce matériau " était déjà disponible dans les laboratoires civils dès 1948 " [JV90b p. 117].

Carora (Venezuela), 10 décembre 1954

Le matin, à une heure non précisée. Récit plutôt de type onirique. Nuit précédente totalement claire.

Domsten (Suède), 20 décembre 1958

Heure non précisée. Il semble s’agir d’une mystification [LDLN N° 298 p. 40], ce que nous ignorions au moment de l’examen de ce cas.

Socorro (Nouveau Mexique), 24 avril 1964

Cas diurne. L’objet semblait tout à fait réel, de type fusée. Il laissa des traces au sol.

Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), 1er juillet 1965

Cas diurne, moins d’une heure après le lever du soleil. Nuit précédente totalement noire ce qui pouvait favoriser la préparation de l’événement. Traces au sol. Voir la première partie de cet ouvrage § 12 pour une tentative d’explication.

Pilar de Goias (Brésil), 13 août 1967

Cas diurne (16:00C). Un des témoins fut tué par l’ovni à l’aide d’un rayon. [EA96 p. 94. RN98 p. 71 mentionne une heure erronée : 20:00C].

Cussac (Cantal), 29 août 1967

Cas diurne. Sphère lumineuse au sol avec 4 petits humanoïdes. Odeur de soufre persistante [LDLN N° 233-234 p. 5-8].

Barrage de Funil (Brésil), 30 août 1970

Ciel couvert et pluie diluvienne. Nuit totalement noire. Objet réel. Traces au sol. Le témoin perdit la vue à cause d’un rayon émis par l’ovni.

Ferme de Breaside (Afrique du sud), 26 juin 1972

Cas diurne. Objet lumineux. Traces au sol.

Trans-en-Provence (Var), 8 janvier 1981

Cas se produisant au début de la tombée de la nuit. Nuit suivante totalement noire ce qui pouvait favoriser les suites de l’événement telles que la mise en place des traces au sol. Voir la première partie de cet ouvrage § 12 pour une tentative d’explication.

On note que les 3 cas nocturnes ou crépusculaires ayant laissé des traces au sol (Valensole, Funil et Trans-en-Provence) eurent lieu au cours ou à proximité d’une nuit totalement noire. Cela fut à l’origine de l’hypothèse [1a] (voir § 49 les autres études possibles) qui suggère qu’une nuit noire permettrait de dissimuler l’activité nocturne des opérateurs.

  
                 

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